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Coaching de gestion et rétention des talents

Par Nomade coaching12 min de lecture

Génération Z, intelligence artificielle, risques psychosociaux : les gestionnaires doivent composer avec des réalités de plus en plus complexes. Et si leur développement devenait l’un des meilleurs investissements pour assurer la stabilité et la performance de votre entreprise?

Le coaching de gestion favorise la collaboration, le développement du leadership et la mobilisation des équipes. Dans une PME de 50, 100 ou 300 employés, la qualité de la gestion influence directement l’engagement, la collaboration et la volonté des employés de rester dans l’organisation.

L’essentiel

  • Les gestionnaires sont un maillon essentiel de la rétention, au même titre que la rémunération et les conditions de travail.
  • Leur engagement recule : selon Gallup, il est passé de 31 % à 22 % entre 2022 et 2025.
  • Le coaching de gestion travaille sur des comportements observables : déléguer, clarifier les attentes, communiquer, gérer les tensions.
  • Il complète la prévention des risques psychosociaux, sans la remplacer.
  • Ses effets se mesurent, à condition de fixer des objectifs précis avant de commencer.

Pourtant, lorsqu’une entreprise cherche à améliorer sa rétention, les premières solutions envisagées concernent souvent la rémunération, les avantages sociaux ou les conditions de travail. Ces éléments, même importants, ne suffisent pas toujours.

Un employé peut apprécier son travail et son entreprise, tout en décidant de partir parce que sa relation avec son gestionnaire ou son environnement de travail ne lui permet plus de s’épanouir.

À l’inverse, un gestionnaire capable de reconnaître les forces de ses collaborateurs, de clarifier les attentes, de gérer les tensions et de soutenir l’autonomie contribue à créer un environnement dans lequel les employés souhaitent s’investir.

Le coaching de gestion prend ici tout son sens. Il ne s’agit plus uniquement d’améliorer les compétences individuelles d’un leader, mais de renforcer un maillon essentiel de la stabilité organisationnelle.

1. Pourquoi les gestionnaires sont devenus un enjeu stratégique de rétention

Le rôle du gestionnaire a considérablement évolué au Québec. Il ne suffit plus de distribuer les tâches, de superviser les résultats et de régler les problèmes opérationnels. Les leaders d’équipe doivent aujourd’hui :

  • accompagner les changements technologiques;
  • maintenir la productivité;
  • prévenir les risques psychosociaux;
  • prendre des décisions dans un environnement économique incertain.

Cette accumulation de responsabilités exerce une pression réelle.

Selon le rapport State of the Global Workplace 2026 de Gallup, l’engagement des gestionnaires à l’échelle mondiale est passé de 31 % en 2022 à 22 % en 2025. Ce recul est un signal important : lorsqu’un gestionnaire perd lui-même son engagement, il devient plus difficile pour lui de maintenir celui de son équipe.

Dans une PME, les conséquences sont particulièrement visibles. Un gestionnaire surchargé peut devenir moins disponible, communiquer plus sèchement, reporter des conversations importantes ou reprendre le contrôle de tâches qu’il devrait déléguer.

Ces comportements ne traduisent pas nécessairement un manque de compétence ou de bonne volonté. Ils peuvent révéler un décalage entre les exigences du rôle, les ressources disponibles et les habitudes de gestion développées au fil des années. Ils peuvent aussi être un signe d’épuisement ou de découragement, comme cela peut arriver à n’importe qui lorsque la charge devient trop lourde.

Le coaching exécutif permet d’identifier ces décalages et d’aider le gestionnaire à ajuster sa façon d’agir avant que les difficultés ne s’installent durablement. Pour comprendre notre démarche, consultez la page développement du leadership ou notre article sur le coaching professionnel en entreprise.

2. Génération Z : adapter son leadership sans renoncer aux exigences

Les gestionnaires doivent composer avec des équipes multigénérationnelles dont les expériences, les attentes et les façons de communiquer peuvent différer. Avec l’arrivée de la génération Z et, à plus long terme, de la génération Alpha, leur capacité à adapter leur leadership sans compromettre les exigences de performance devient un véritable avantage organisationnel.

Il serait toutefois réducteur de considérer tous les jeunes travailleurs comme un groupe homogène. Leurs attentes en matière de rétroaction, de développement professionnel, de flexibilité et de sens au travail varient considérablement d’une personne à l’autre. Plusieurs de ces attentes sont d’ailleurs partagées par leurs collègues plus expérimentés.

Le véritable défi consiste donc à adapter sa communication et ses pratiques sans créer de traitements incohérents ni diminuer les standards de performance.

Un exemple concret. Prenons un gestionnaire expérimenté, habitué à transmettre rapidement ses directives puis à laisser ses employés travailler de façon autonome. Cette approche convient très bien à certains collaborateurs. D’autres ont besoin de comprendre davantage le contexte, les priorités ou les critères de réussite avant de se sentir pleinement responsables de leur travail.

Sans adaptation, le gestionnaire risque d’interpréter leurs questions comme un manque d’autonomie, alors que les employés peuvent percevoir son approche comme un manque d’accompagnement. Le coaching de gestion aide à dépasser ces interprétations.

Le gestionnaire apprend notamment à clarifier ses attentes, à ajuster la fréquence de ses rétroactions et à distinguer les besoins réels de développement des différences de style personnel. L’objectif n’est pas de satisfaire toutes les préférences individuelles, mais de créer les conditions permettant à chacun de contribuer efficacement.

3. Intelligence artificielle : accompagner le changement plutôt que le subir

L’intelligence artificielle transforme rapidement les façons de travailler. Automatisation, analyse de données, production de contenu et nouveaux outils collaboratifs modifient les tâches, les responsabilités et les compétences recherchées.

Pour les PME, ces technologies représentent des possibilités d’amélioration de la productivité, mais elles créent aussi de nouvelles incertitudes. Les employés s’interrogent sur l’évolution de leur poste, la valeur de leurs compétences ou les attentes futures de leur employeur. Les gestionnaires, de leur côté, doivent souvent accompagner cette transformation alors qu’ils apprennent eux-mêmes à utiliser les nouveaux outils. Les dirigeants et les directions financières doivent, pour leur part, définir leurs stratégies d’investissement et de croissance dans un environnement incertain.

Selon le Work Trend Index 2025 de Microsoft, 51 % des gestionnaires interrogés à l’échelle mondiale s’attendaient à ce que la formation et le perfectionnement de leurs équipes en intelligence artificielle deviennent une responsabilité importante au cours des cinq années suivantes. Le rôle du gestionnaire évolue : il devient aussi un accompagnateur de l’apprentissage et de l’adaptation.

Or, tous ne sont pas naturellement à l’aise avec l’incertitude. Certains cherchent à maîtriser chaque détail avant d’avancer. D’autres adoptent rapidement les nouveautés, parfois sans mesurer suffisamment leurs répercussions sur les équipes.

Le coaching de gestion, soutenu par des outils psychométriques comme les profils MPO, permet au gestionnaire de prendre conscience de sa réaction habituelle au changement et de développer une posture plus équilibrée. En comprenant sa personnalité, sa façon d’aborder un changement et de communiquer, il apprend à expliquer ses décisions, à reconnaître les préoccupations légitimes, à favoriser l’expérimentation et à distinguer les résistances liées aux habitudes de celles qui révèlent de véritables problèmes organisationnels. Pour aller plus loin sur ce sujet : la psychométrie, un levier de connaissance de soi.

Une transformation technologique réussie ne dépend donc pas uniquement du choix des outils. Elle repose aussi sur la capacité des gestionnaires à accompagner les personnes qui devront les utiliser.

4. Risques psychosociaux : des pratiques de gestion qui influencent la santé au travail

Au Québec, les nouvelles dispositions de la Loi 27 sont en vigueur depuis le 6 octobre 2025. Les employeurs doivent notamment identifier et analyser les risques psychosociaux dans leur démarche de prévention. La période de transition d’un an prévue pour mettre en place le programme de prévention ou le plan d’action a pris fin le 6 octobre 2026, sauf exception : vérifiez auprès de la CNESST ce qui s’applique à votre entreprise.

Un gestionnaire soutient un employé pour prévenir les risques psychosociaux au travail

Ces risques ne concernent pas uniquement le harcèlement ou les conflits importants. L’INSPQ identifie notamment la surcharge de travail, le manque de reconnaissance, la faible autonomie, l’insuffisance de soutien et les problèmes de communication comme des facteurs pouvant affecter la santé psychologique et physique des travailleurs.

Plusieurs de ces facteurs sont directement influencés par les pratiques quotidiennes de gestion, même si leur prévention demeure une responsabilité organisationnelle :

  • Un gestionnaire qui multiplie les demandes urgentes sans établir de priorités peut, involontairement, entretenir une surcharge chronique.
  • Un autre, soucieux de maintenir des standards élevés, peut exercer un contrôle excessif qui réduit l’autonomie et l’initiative de ses collaborateurs.
  • À l’inverse, un gestionnaire qui sait reconnaître les signes de surcharge, répartir les responsabilités et aborder rapidement les tensions contribue à un environnement plus sain.

Le coaching constitue alors un outil complémentaire aux démarches de prévention des risques psychosociaux. Il permet de travailler sur des comportements observables : la façon de donner une directive, de gérer une erreur, de reconnaître une contribution ou de réagir sous pression. Pour le contexte légal, lisez aussi Loi 27 : au-delà de la conformité.

Prévenir les risques psychosociaux ne consiste pas seulement à identifier les problèmes. Il faut aussi donner aux gestionnaires les moyens de modifier les pratiques qui peuvent y contribuer. Le coaching ne remplace ni l’évaluation des risques ni les mesures organisationnelles nécessaires : il aide à traduire les intentions de prévention en comportements concrets.

5. PME en croissance : éviter que les problèmes de gestion deviennent des problèmes organisationnels

Dans les PME de 50 employés et plus, la croissance s’accompagne souvent d’une transformation des rôles. Un excellent expert devient responsable d’une équipe. Un superviseur prend en charge plusieurs départements. Une dirigeante doit progressivement déléguer des décisions qu’elle prenait auparavant elle-même. Ces transitions se produisent parfois sans véritable préparation.

L’entreprise continue de fonctionner grâce à l’engagement de ses personnes clés, mais certains signes apparaissent :

  • les décisions remontent constamment à la direction;
  • les réunions se multiplient;
  • les priorités deviennent confuses;
  • les tensions entre services augmentent.

La tentation consiste alors à ajouter des procédures, des outils ou des mécanismes de contrôle. Ces solutions peuvent être nécessaires, mais elles ne corrigent pas automatiquement les habitudes de gestion qui entretiennent les difficultés. Une démarche de structuration RH est souvent complémentaire.

Passer d’un gestionnaire indispensable à une équipe autonome

Dans un accompagnement auprès d’une équipe de gestion, le travail peut commencer par une question simple : pourquoi autant de décisions doivent-elles encore être validées par les mêmes personnes?

L’analyse fait parfois ressortir un manque de délégation, des responsabilités mal définies ou une difficulté à accepter que les collaborateurs utilisent des méthodes différentes pour atteindre les résultats attendus.

Le coaching permet alors de travailler sur des situations précises : clarifier les responsabilités, définir les marges de manœuvre, structurer les rencontres et améliorer la qualité des suivis. Le gestionnaire apprend ainsi à exercer son leadership sans devenir le point de passage obligé de chaque décision.

Pour l’entreprise, les bénéfices potentiels dépassent largement le développement d’une seule personne. Une équipe plus autonome peut réagir plus rapidement, mieux répartir sa charge de travail et offrir davantage de possibilités de développement à ses membres. Ces conditions contribuent aussi à réduire certaines sources de frustration qui alimentent le désengagement et les départs d’employés.

6. Comment mesurer les retombées du coaching de gestion?

Pour une PME, l’investissement doit répondre à des besoins concrets et permettre d’observer des progrès. Le coaching de gestion ne devrait donc pas être une activité isolée, sans lien avec les priorités de l’entreprise.

Avant de commencer, il est utile de définir quelques comportements à développer et les résultats attendus. Par exemple :

  • une meilleure qualité de délégation, observable par la diminution des validations inutiles;
  • des rencontres d’équipe plus efficaces, avec des décisions et des responsabilités clairement établies;
  • une réduction des tensions récurrentes entre gestionnaires ou services;
  • une amélioration de la perception du soutien, de la reconnaissance et de l’autonomie des employés;
  • une meilleure stabilité des équipes et une diminution des départs volontaires non souhaités.

Ces indicateurs peuvent être suivis à l’aide de courts sondages, de rencontres de rétroaction, de données RH et d’observations sur le terrain.

Il faut toutefois éviter d’attribuer automatiquement toute amélioration de la rétention au coaching. La rémunération, la charge de travail, les perspectives de carrière et les conditions économiques influencent aussi les décisions des employés. L’intérêt d’une démarche structurée est de pouvoir relier les changements de comportements à des améliorations concrètes du fonctionnement des équipes.

7. À quel moment investir dans le coaching de vos gestionnaires?

Il n’est pas nécessaire d’attendre qu’un gestionnaire soit en difficulté pour lui proposer un accompagnement. Le coaching est particulièrement pertinent lors d’une nomination, d’une croissance rapide, d’une réorganisation, d’une transformation technologique ou lorsqu’un gestionnaire doit prendre en charge une équipe plus importante. Il peut aussi soutenir un leader expérimenté qui souhaite améliorer son influence, sa communication ou sa capacité à mobiliser des collaborateurs aux profils variés.

Dans une PME, une démarche efficace peut débuter par une évaluation ciblée des besoins, suivie d’un profil MPO et de quelques rencontres de coaching centrées sur des situations réelles. L’essentiel est de privilégier des objectifs précis et des apprentissages applicables immédiatement.

Un bon accompagnement ne cherche pas à multiplier les modèles théoriques. Il aide le gestionnaire à développer de nouveaux réflexes, à les expérimenter et à mesurer leurs effets.

Questions fréquentes sur le coaching de gestion

Qu’est-ce que le coaching de gestion?

C’est un accompagnement individuel ou en petit groupe qui aide un gestionnaire à travailler sur des situations réelles : communication, délégation, clarification des attentes, gestion des tensions et mobilisation de l’équipe.

Le coaching de gestion améliore-t-il la rétention des employés?

Il peut y contribuer en améliorant la qualité de la relation entre le gestionnaire et son équipe. Il ne fonctionne toutefois pas seul : la rémunération, la charge de travail et les perspectives de carrière jouent aussi un rôle.

Combien de temps dure un accompagnement?

Cela dépend des objectifs et de la fréquence des rencontres. Certains accompagnements s’étendent sur quelques mois, avec des rencontres régulières centrées sur des situations réelles. La durée est précisée lors du premier échange gratuit.

Quelle est la différence entre le coaching de gestion et une formation?

Une formation donne des repères communs à un groupe. Le coaching permet d’appliquer ces repères à des situations réelles, au rythme du gestionnaire. Les deux peuvent se compléter.

Investir dans les gestionnaires, c’est investir dans la stabilité de l’entreprise

Dirigeants de PME qui investissent dans le développement de leurs gestionnaires pour stabiliser l’entreprise

La rétention des talents ne repose pas uniquement sur les politiques RH ou les conditions offertes aux employés. Elle se construit aussi dans les interactions quotidiennes : une attente clairement formulée, une difficulté abordée au bon moment, une reconnaissance sincère ou une décision qui respecte l’autonomie des personnes.

Dans un contexte marqué par l’évolution des attentes générationnelles, l’intelligence artificielle, les risques psychosociaux et l’incertitude économique, les gestionnaires ont besoin de repères solides. Le coaching leur permet de développer ces repères, de mieux comprendre leurs comportements et d’ajuster leur leadership aux réalités de leur organisation.

Pour les PME en croissance, cette démarche permet de consolider la qualité de gestion, de protéger les compétences essentielles et de créer les conditions d’une performance durable.

Vos gestionnaires ont-ils les repères pour faire grandir votre entreprise?

Nomade accompagne les dirigeants et les gestionnaires de PME dans le développement de leur leadership, en combinant coaching personnalisé, psychométrie MPO et compréhension des réalités organisationnelles. Le coaching de gestion vise des changements concrets : mieux communiquer, déléguer avec confiance, reconnaître ses angles morts et mobiliser ses équipes sans s’épuiser.

Vous souhaitez faire le point sur les besoins de vos gestionnaires? Une première rencontre gratuite permet de cibler les priorités et d’explorer les possibilités d’accompagnement.